D Boides
Posté le 03.07.2008 par nepthtys
Le
Morelia viridis, rêve de bon nombre de terrariophiles, au prix aussi élevé que la hauteur où il évolue. Un monstre de beauté, tel est le Python Vert de Nouvelle-Guinée.
Mœurs et Mensurations :
De taille respectable –pas plus d’1,8 mètre pour 1 Kilogramme, et en moyenne 1,2 mètre-, il n’est cependant pas très actif : il peut rester plus d’une semaine sans bouger, dans sa position typique. Les rares fois où il bouge sont à la tombée de la nuit, où lorsqu’il se met en quête de se mettre quelque chose sous la dent.
On dit que c’est le plus arboricole des
Morelia... Et c’est vrai ! Il ne descend quasiment jamais au sol et mange pendu à sa branche !
Particularités :
Outre sa beauté –qui est une particularité à part entière chez ce Python- et son « non-activisme », le
Morelia viridis, à l’instar du
Corallus caninus, à deux longs crochets à l’emplacement des canines. En effet, il s’est spécialisé dans l’art d’attrapé les oiseaux en plein vol, et ces deux longs crochets lui sont d’une grande aide !
On peut également cité sa queue préhensile, qui lui est d’une grande utilité pour se déplacer dans les arbres et s’accrocher aux branches.
Enfin, comme tous les
Pythoninés, il est muni des fossettes thermoréceptrices, qui lui permettent de repérer le plus infime écart de température.
Reproduction et Juvéniles :
Une autre caractéristique de cette espèce est l’incroyable robe des jeunes serpents. En effet, ils sont le plus souvent d’un jaune vif, même s’ils peuvent parfois être, comme le
Corallus caninus, d’un rouge flamboyant. Ces couleurs, du moins toujours vives, doivent être une ruse pour tromper les prédateurs. Le message est censé être clair : « Attention, je suis très venimeux, m’attaquer vous mettrait en péril ! ». Bien sûr, rassurez-vous, le Python Vert est un
Boïdé, et il est par conséquent bien loin d’être venimeux !
Les femelles, ovipares, pondent de 11 à 25 œufs. La femelle les couve d’une manière assez conventionnelle : elle s’enroule autour. Au bout de 50 jours environs, les œufs éclosent.
Curieusement, après la ponte, la femelle se teinte de nuances bleutées.
Comme je l’ai déjà précédemment dit, les jeunes ont de belles couleurs vives, mais ils ne vont progressivement virer au vert qu’entre 1 à 3 ans.
Le
Morelia viridis a effectué une chose remarquable : des cas d’hybridations entre cette espèce et sa cousine le
Morelia spilota ont déjà été répertoriées !
Taxinomie :
Règne :
Animal.
Embranchement :
Chordés.
Sous-Embranchement :
Vertébrés.
Classe :
Reptiles.
Ordre :
Squamates.
Sous-Ordre :
Ophidiens.
Infra-Ordre :
Alétinophidiens.
Super-famille :
Booïdae.
Famille :
Boïdae.
Sous-Famille :
Pythoninae.
Genre :
Morelia.
Espèce :
viridis.
Sous-espèces :
viridis et
shireenae.
Espèce classée à l’annexe II de la liste de la CITES.
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Posté le 21.06.2008 par nepthtys
On trouve le
Morelia amethystina principalement sur l’île de Papouasie Nouvelle-Guinée, ainsi que les îles alentours, dont certaines ont donnés leur nom aux différentes formes de ce serpent : Biak, Aru, Sorong, etc. Il est également présent au Nord de l’Australie.
Taille et Poids :
La taille varie en fonction des différentes formes, la moyenne est d’environ 3,8 mètres, bien que les extrêmes vont de 2,6 mètres à 4,8 mètres. En Australie, Nicole Viloteau rapporte que certains atteignent fréquemment les 7 mètres. Le record serait de 8,6 mètres.
En raison de leur corps plutôt svelte, leur poids est raisonnable en comparaison de leur taille. Un jeune tournera autour des 4/5 Kilogrammes, mais un spécimen de grande taille atteindra sans aucun doute les 15 Kilogrammes.
Biotope et Mœurs :
On trouve le Python Améthyste dans des environnements assez variés : la forêt clairsemé sèche de basse altitude, la forêt pluviale... La forme « Wamena » se trouve jusqu’à 1800 mètres d’altitude, dans la moyenne montagne.
L’appellation anglaise du
Morelia amethystina, « Python des Buissons », n’a pas été attribuée au hasard. En effet, bien que n’étant pas un pur arboricole, il apprécie grimper, surtout lorsqu’il est jeune. Il est cependant très à l’aise au sol.
Ayant un caractère assez belliqueux, il n’hésitera pas à souffler voire à mordre s’il est dérangé ou acculé. Il n’est cependant pas du genre à stresser très facilement en captivité, et est même plutôt actif, explorant régulièrement son environnement dès la nuit tombée.
Posté le 04.06.2008 par nepthtys
Cette espèce méconnue a été découverte en 2002 par Lutz Dirksen en Bolivie, herpétologiste allemand. L’aspect rappelle celui de l’Anaconda vert. Il est possible que cette espèce soit issue d’une hybridation. «
Beniensis » vient de la région de Bolivie où il est présent, le Béni, bien qu’il soit également présent au Pando. La taille doit être d’environ 4 mètres, peut-être plus étant donné qu’il est présent dans une région peu humanisée.
Posté le 04.06.2008 par nepthtys
On ne connaît pas grand chose sur espèce méconnue du grand public, l’Anaconda de Deschauense, si ce n’est les informations déjà données pour les autres espèces du genre
Eunectes.
Posté le 04.06.2008 par nepthtys
C’est une espèce assez proche de l’Anaconda vert, mais sa couleur –pas spécifiquement jaune mais plutôt « caca d’oie »- et la disposition de ces taches diffèrent de son cousin. La taille de ce serpent ne dépasse que bien rarement 3 mètres, mais certaines femelles peuvent atteindrent 5 mètres.
Tout aussi bon chasseur, il tue sa proie en l’enserrant de ses puissants anneaux. La puissance de ce serpent est telle qu’il ne se contente pas d’étouffer simplement sa proie, les organes internes peuvent littéralement exploser sous la pression. Les anacondas sont en fait un gros tas de muscles ondulant et rampant...
L’Anaconda est ovovivipare, c’est-à-dire, pour faire simple, que les petits grandissent dans des œufs qui sont eux-mêmes restés dans le ventre de la mère. Elle donne ainsi naissance à des petits qui n’ont qu’à crevé la fine couche d’une sorte de poche. Le mâle attire la femelle en émettant des cris sonores et retentissants. On pense également que la femelle diffuse dans l'air des substances chimiques pour attirer des partenaires. Chaque portée comporte 10 à 50 petits qui mesurent entre 60 et 90 cm. Les nouveau-nés nagent dès leur naissance. Aussitôt nés, les serpenteaux ne peuvent plus compter que sur eux-mêmes.
Posté le 04.06.2008 par nepthtys
Avec une taille adulte avoisinant les 4 mètres en moyenne, l’Anaconda vert fait partie des plus grandes espèces de serpents au monde. Dans les contrées les plus reculées du bassin de l’Amazone, où l’Homme n’a pas –du moins pas encore- d’emprise, il peut atteindre fréquemment les impressionnants 6 mètres. Le record serait de 8,50 mètres, peut-être 9 mètres., Il est par contre sans conteste le plus lourd des Ophidiens, avec en moyenne 130 Kg, mais il paraîtrait qu’il puisse atteindre les 200 Kg. C’est d’ailleurs ce qui frappe en premier lorsque l’on en voit un, sa grosseur. Vous pouvez en admirer une femelle de belle taille au zoo d’Amnéville.
Comme les trois autres espèces du genre Eunectes, il est entre autre connu de par son goût pour le Capybara (ou Cabiai), plus gros rongeur au monde, pouvant atteindre 60 Kg. Mais il lui faudra 6 heures d’effort pour réussir à l’avaler complètement... L’Anaconda chasse entre le crépuscule et l’aube. Il se nourrit surtout de poissons, d’oiseaux et de mammifères, qu’il capture dans les marécages d’Amazonie. Seuls les plus grands osent s’attaquer à des caïmans. Les dents de l’Anaconda sont incurvées vers l’arrière, ainsi, si la proie se débat, elle ne fera qu’aggraver sa blessure. Bien sûr chez cette espèce, son poids le désavantage fortement à terre, mais il est redoutable sous l’eau...
Posté le 04.06.2008 par nepthtys
Qui n’a jamais entendu parler d’un Anaconda de 10 mètres et plus, ou d’un enfant goulûment avalé par un grand serpent affamé ? Fadaises et foutaises...
Mythes et Réalités :
Tout d’abord, parlons de sa taille. Ce serpent aux dimensions gigantesques a un record officiel de 9 mètres de long, bien que 8,50 mètres me paraisse plus juste. Un spécimen aurait été enregistré à 11,5m... Pas de nouvelles...
Ce n’est pas le plus long serpent, car le Python réticulé à un record officiel de 9,83 mètres de long, et le Python Améthyste atteint tout de même 8,60 mètres.
Les rumeurs les plus folles circulent à son sujet : 15 mètres, 20 mètres et plus ! Les témoignages sont très rares, mais si troublants... Les peuples locaux auraient vus des serpents aux mensurations phénoménales, mais plus troublant encore, les scientifiques vivants sur place en détail aussi des rapports...
Pour ce qui est du mythe « mangeur d’homme », les légendes amérindiennes portent à croire que des faits se seraient déjà produits... Beaucoup d’humains se seraient fait attaqués par des Anacondas, mais il y a deux sortes d’attaque possibles : le serpent mord pour se défendre, puis fuit s’il le peut. Il prend l’homme pour un prédateur. Sinon, le serpent attaque pour se nourrir. Il mord, s’enroule inexorablement, et seul, il est impossible de s’en sortir, du moins avec un Anaconda d’un taille minimale d’environ 6 mètres, moins pour des enfants... Il prend alors l’homme pour une proie.
N’oublions pas le cas tragique de ce jeune malais de 14 ans, avalé et tué par un Python Réticulé « d’à peine » 3,14 mètres...
Je tiens aussi à préciser que les films Anaconda : le Prédateur et Anacondas : à la poursuite de l’orchidée de sang ne sont que pures fictions. Le premier, à en croire certains dires, seraient à peu près possible, mais le deuxième est difficilement imaginable.
Pour en revenir au sujet, parlons de quelques témoignages intéressants : Percy Fawcett, en 1906, à écrit avoir blessé un serpent de près de 19 mètres. Un groupe de travailleur aurait, quant à eux, mesuré un spécimen de 10 mètres de long, mais l’Anaconda leur aurai échappé, etc. Mais souvent, face à la peur ou à la surprise, l’Homme a bien souvent le réflexe d’exagérer…
On peut aussi préciser qu’un homme d’1,70 mètre pour 70 Kg se faisant attaquer dans l’eau n’est pas capable de maîtriser un tel animal. On ne peut donc nier que l’Anaconda est apte à, du moins, se repaître d’un enfant ou d’un adolescent. D’une autre part, tous les peuples locaux vénèrent cet animal, ils ont peur de lui. Et bien sûr, c’est eux, en premier, qui donnent le plus de témoignages. Toutes les légendes ont un fond de vérité, et je suis crois bien que celle-ci aussi. Il n’est impossible que sur plusieurs générations s’étalant sur des siècles et des siècles, un spécimen géant est foulé (si l’on peut dire cela pour un serpent) la Terre.