Véritable fossile vivant venu tout droit de la préhistoire (300 millions d'années), le sphénodon ou tuatara est aujourd’hui l’unique représentant de l’ordre des rynchocéphales. Les sphénodontiens ou rhynchocéphales sont apparus au Trias supérieur et bon nombre d’entre eux évoluèrent pendant le Jurassique. Ils ont été florissants pendant tout le mésozoïque et ils ont occupé des niches écologiques variées. Certains étaient insectivores, d’autres de plus grande taille pouvaient brouter la végétation. Par la suite, ces membres commencèrent à décliner, reculant face aux véritables lézards, déjà bien implanté à l’époque. Le seul survivant des rhynchocéphales est le tuatara, sphenodon punctatus, que l’on trouve uniquement en Nouvelle-Zélande. Cet archipel n’a jamais été colonisé par des lézards de grande taille qui auraient pu le concurrencer.
On a identifié une autre espèce de sphénodon sur l’île North Brother, dans le détroit de Cook : sphenodon guentheri.
Le sphénodon est protégé, notamment du kiore, un rat, Rattus exulans, introduit par l’homme. On sauvegarde également cette espèce grâce à l’incubation artificielle.
Ce reptile qui peut mesurer jusqu’à 80 cm et peser jusquà 1kg est vraiment étonnant. Il possède des caractères anatomiques que l’on retrouve chez les lézards primitifs. Le plus surprenant est ce troisième œil. En effet, on remarque, au sommet de son crâne, un petit orifice qui correspond à un troisième œil. Aujourd’hui, cet œil n’est sans doute plus fonctionnel. L’autre particularité du sphénodon est qu’il ne respire généralement que toutes les 7 secondes. Au repos, il peut retenir sa respiration pendant une heure.
Le sphénodon est encore appelé hattérie ponctuée. D’apparence massive, il évolue la tête haute. Sa crête dorsale et cervicale, constituée d’écailles cornées mobiles, lui a valu le sobriquet de tuatara (porteur d’épines) par les Maori. Le sphénodon est dépourvu d’oreilles externes et possède de chaque côté du crâne deux grandes ouvertures. Comme les lézards, le sphénodon est capable de laisser sa queue à un prédateur. Mais la partie qui repousse est plus courte que le bout de queue perdu et sa couleur est différente ainsi que le dessin.
Nocturne, ce reptile passe la journée dans un terrier. Il occupe généralement l’un des terriers abandonnés par les pétrels qui vivent à proximité. La vie du sphénodon est très influencée par les pétrels. Ces oiseaux de mer creusent des terriers et retournent le sol pour y déposer du guano, riche en minéraux. Le guano constitue une bonne part du régime alimentaire du sphénodon, qui vit en solitaire. La nuit venue, il sort de son repaire pour chasser les araignées, les insectes et les vers. Il fait preuve de patience et dès qu’une proie passe à sa portée, la saisit avec sa langue. Il broie et dépèce les coléoptères de petite taille. Pour les plus grosses proies, il les embroche avec ses incisives osseuses.
Sa mâchoire supérieure est équipée de deux rangées de dents et sa mâchoire inférieure en contient une. Il peut également se repaître d’œufs ou de poussins. Il n’hésite pas à manger ses jeunes. Si la température dépasse les 15°C, il commence à faire trop chaud pour cet animal à sang froid. La meilleure températeure ambiante pour qu'il soit le plus actif, même s'il est de toute façon très taciturne et apathique, est d'environ -2°C à -3°C. C’est le reptile le plus actif quand les températures sont basses.
Dès le mois d’octobre, la femelle creuse une cuvette dans le sol pour y déposer de 5 à 15 œufs. Elle les recouvre de terre et les abandonne. De tous les reptiles, c’est le sphénodon qui a la plus longue incubation : de 12 à 15 mois selon la température.
Les jeunes se développent très lentement. Leur taux de croissance dépend de la température. Plus il fait chaud, plus le sphénodon grandit vite. La croissance ne s’achève que vers 50 ans ! La longévité du sphénodon est d’environ 60 ans mais des individus en captivité ont vécu jusqu’à 77 ans.
Sur les territoires des mâles qui sont deux fois plus gros, vivent plusieurs femelles. Si un autre mâle s’aventure à tourner autour des femelles, les combats sont inévitables. Le plus rapide saisit l’autre à la tête et au cou pour l’entraîner dans un combat au sol. La lutte s’accompagne de cris rauques et de blessures allant jusqu’à la fracture des mâchoires.
Le mâle n’a pas de pénis. La fécondation s’effectue uniquement par le contact entre les cloaques des deux partenaires.
On évalue à une centaine de milliers la population des sphénodons.
Règne : animal.
Embranchement : chordés.
Sous-embranchement : vertébrés.
Classe : reptiles.
Ordre : Rynchocéphales.
Famille : Sphénodontidés.
Genre : Sphénodon.
Espèce : Punctatus.
Nom Scientifique : Sphénodon Punctatus.
Nom Vernaculaire : Sphénodon Ponctué.
Le basilique vert traverse les rivières en courant à la nage, en courant sur le fond de la rivière ou... en courrant sur l'eau ! En effet, le rythme patte droite/patte gauche est si rapide qu'il n'a pas le temps de couler. Il est capable de courir ainsi sur une distance de 400 mètres à une vitesse de 12km/h, ce qu'il lui a vallu son surnom de "
Jésus". Il est très nerveux et agressif. Les mâles ont une grande crête derrière la tête qui continue jusqu'à la queue, celle des femelles (leur crête) est généralement petite. Celui-ci est brun à vert olive avec des sombres bandes verticales et une ligne claire sur les flancs. Le basilique a des yeux jaunes, trois crêtes et un corps vert vif.
Le basilique vert est omnivore, mais préfère les insectes. Il peut se nourrir d'insectes, d'escargots, de poissons, de grenouilles et de petits lézards ainsi que de fleurs et de fruits parfois. Son régime est fait de petits vertébrés, grands arthropodes, oeufs et fruits. Pour chasser les insectes, il sort sa grande langue et attrape l'insecte d'un seul coup.
La durée de vie d'un basilique est de 10 ans environ. Sans nourriture, il ne survivra que pendant quelques semaines. Celui-ci vit en Amérique centrale dans des continents chauds plus souvent. Dans sa journée, étant diurne, il se réveille et s'en va tout de suite chasser en traversant (en courant) une rivière ou un lac. On le retrouve le plus souvent au Nicaragua, au Costa Rica et au Panama, dans des forêts tropicales. Le basilique vert habite aussi dans des arbres et des arbustes bordant les rivières et les marécages. Sa principale activité est de courir sur l'eau pendant ou après sa chasse.
La reproduction des basiliques est ovipare. La femelle peut pondre plusieurs fois par saison de 14 à 23 oeufs. La gestation est de 11 semaines environ. La maturité sexuelle est atteinte vers 2 mois environ.
Règne : animal.
Embranchement : chordés.
Sous-embranchement : vertébrés.
Classe : reptiles.
Sous-classe : lépidosauriens.
Ordre : Squamates.
Sous-ordre : Lacertiliens.
Ordre Intermédiaire : Iguanes.
Famille : Iguanidés.
Sous-famille : Corytophaninés.
Genre : Basiliscus.
Espèce : Plumifrons.
Nom Scientifique : Basiliscus Plumifrons.
Noms Vernaculaires : Basilic Vert, Basilic Crêté.